Mois après mois, ils continuent de grimper. Pourtant, les taux d'intérêt des crédits immobiliers restent très compétitifs. C'est le moment d'emprunter malin.
Certes, les taux de crédit immobilier poursuivent leur mouvement à la hausse mais malgré cette progression, les taux affichent un niveau qui reste bas par rapport aux cinq dernières années. Avec un excellent dossier, selon les projections du courtier Meilleurtaux, un acquéreur peut obtenir un taux fixe à 3, 68 % (hors assurance) sur 15 ans au 4 avril 2011 contre 3,1% au 1er janvier de cette même année. Au total, depuis le début de l'année, la hausse des taux fixes atteint 0,45 point. En dépit de ce mouvement haussier, la France est l’un des pays où l’on emprunte le moins cher en Europe.
L'effet PTZ +, la bonne capacité du pays à maintenir son déficit et le soutien des marchés financiers constituent un gage du maintien de taux bas. Il faut donc profiter de cette période pour faire jouer la concurrence entre les banques, négocier le volet assurance et allonger si nécessaire la durée d'emprunt sans impacter la mensualité. Des facteurs non négligeables pour optimiser un prêt. Voici différents moyens qui sont à votre disposition pour contrer les effets de la hausse.
1. Les bienfaits de la loi Lagarde
Désormais, la nouvelle loi Lagarde réforme le crédit à la consommation et autorise un emprunteur à choisir son propre contrat d’assurance. Il est désormais possible de faire appel à un autre organisme que la banque prêteuse pour assurer son emprunt et donc bénéficier de tarifs plus avantageux. L’assurance de prêt peut représenter de 5 à 16 % du coût total du crédit, avec des taux allant de 0,10 % à plus de 0,40 % selon les profils.
2. L’allongement de la durée de remboursement
La durée moyenne des prêts a beaucoup baissé ces dernières années. Elle est actuellement de 19 ans, soit trois ans de moins qu’en 2008. Pour les professionnels du secteur, il existe une véritable marge de manœuvre. En passant d’une durée de 15 ans à 20 ans, il est possible, pour une mensualité de 1 000 euros, d’augmenter sa capacité d’emprunt de près de 20 %.
3. L’effet coup de pouce du PTZ +
Le nouveau prêt à taux zéro renforcé, entré en vigueur en début d’année et accordé aux primo accédants sans conditions de ressources, réduit mécaniquement le coût total du crédit, ce qui atténue les effets de la hausse des taux. Selon une simulation de l’Observatoire du crédit immobilier, réalisée par le courtier en crédit Meilleurtaux.com, un couple ayant deux enfants et un revenu de 60 000 euros par an aurait vu son budget passer de 304 000 euros en mars 2010 à 317 000 euros aujourd’hui grâce au PTZ +. Et ce, en dépit de la hausse des taux et de la disparition du crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt.